La brèche ou les plaisirs sous sédatifs
Pour les médias mainstream, focaliser sur le GIEC, le CO2 et les énergies fossiles a de pratique, de repousser dans les limbes ce besoin de remettre en question la légitimité de la gouvernance politique et financière qui nous a entraîné dans ce trou.
Pourtant, quand ce qui est proposé sont des solutions qui ne règlent rien du tout, sinon mettre encore plus d'argent dans les poches du système financier et celles de leurs alliés, nous ne pouvons que constater le niveau de corruption et d'intrication dans toutes les strates d'influences de nos sociétés.
Les gens à qui profitent le système ne savent pas faire autrement, être des oppresseurs ou les vassaux des oppresseurs.
Alors le fardeau est [encore] sur la classe ouvrière et ceusses qui souffrent de cette dissonnance cognitive perpétuelle. Que ça nous plaise ou non, nous avons le devoir de reprendre en main notre gouvernance et de finalement accepter que nous sommes en guerre. Puisque attaqués sur plusieurs fronts, terrorisés et manipulés.
Les signes sont là depuis longtemps. Et le fait que l'extrême-droite et les autres formes de fascismes s'affirment de plus en plus sans vergognes n'est qu'un signe de plus.
Quand la classe dirigeante ne cache même plus son penchant vers l'autoritarisme, c'est qu'elle se sent en quelque sorte menacée, au point de devoir sortir l'artillerie lourde. Ces gens qui sont des milliardaires, ont des moyens presque infinies: ils contrôlent les banques, les moyens de communications, beaucoup de territoires, de terres arables, de moyens de transports, etc. Ils ont à leur disposition des armes létales et non létales qui peuvent être déployées avec très peu de ressources humaines.
La situation écologique est une brèche dans leur narratif du progrès, car elle leur donne tort (sur toute la ligne). D'autres brèches se sont manifestées et sont colmatées tant bien que mal par la force de leur propagande. Pas besoin de les effacer comme dans 1984, il suffit de les omettre ou d'en limiter la portée dans les principaux canaux de communication.
Puis créer la conspirite aiguë, ne fait pas de tort non plus, car quoi ou qui croire maintenant entre toutes ces théories du complot qui ne font ni queue ni tête sinon ces bons vieux présentateurs de nouvelles, ces gentilles chroniqueuses pro-environnementales-zéro-déchets?
Les complots sans fondements engloutissent ce qui pourrait s'avérer potable. Il y a les vraies et les fausses nouvelles, puis ce qui se trouvent entre les deux est jeté aux oubliettes. Comme le bruit incessant des réseaux sociaux enterre la parole libéré que permet un réseau décentralisé comme Internet.
L'info-divertissement peut en parler, peut poser des questions, mais d'une façon sensationnelle, en prenant bien soin de couper les files qui pourraient permettre aux gens de faire des liens, de voir un semblant de système, étriquer le tout.
Une affaire sordide comme celle de Jeffrey Epstein a le pouvoir de créer plusieurs brèches dans la légitimité des institutions en place. Mais qu'en est-il? L'affaire est présentée sous l'angle des têtes d'affiches que sont Epstein et Maxwell, et non sous l'angle d'un réseau dans lequel prenait part des figures politiques et financières bien connues. Epstein était un maitre chanteur, toute son île était équipée de dispositifs de surveillance, idem pour ses résidences de la Floride et de New York. Ainsi, avec des enregistrements des ébats de ses invités, ils pouvaient tirer d'eux ce qu'il voulait. Son pouvoir était tantaculaire.
Ce matériel incriminant est dans les mains des autorités depuis des années, mais rien n'a été tenté avec celui-ci. Pourquoi? Parce qu'il y a là-dedans la puissance d'un tsunami qui pourrait précipiter la chute de l'empire. Toutes les principales institutions perdraient leur légitimité et la confiance s'éroderait à une vitesse folle. Le chaos serait total dans plusieurs racoins de l'empire.
Ici, au Canada ailleurs dans le monde il y a aussi une sorte d'impunité pour l'église catholique-romaine et où les cas de pédophilies et d'agression sexuelles se comptent par milliers. Mais ici encore, l'impunité n'est attribuée qu'aux religieux qui ont commis ces actes immondes. Il n'est presque jamais question de système, même s'il a été démontré que l'église déplaçait les prêtes pédophiles de paroisse en paroisse quand les cas commençaient à faire grand bruit; même si l'église tente systématiquement de noyer le poisson; même si des congrégations étaient gangrénées par des cas d'abus sexuels.
L'institution semble jouir de l'immunité. Même si elle ne fait pas grand-chose pour régler l'épidémie. Les autorités locales et les gouvernements sont complices la plupart du temps.
Je n'ose même pas imaginer ce qui se passe dans des régions du monde où les enfants sont encore davantage à leur merci…
Mais que désirez-vous? la vérité, la justice? ou voulez-vous la paix (qu'on vous fiche la paix)? Vous voulez être heureux, vivre libre ou voulez-vous ne plus rien ressentir, seulement des plaisirs sous sédatifs?
(Ce texte n'est sans doute pas fini)
https://nymag.com/intelligencer/2019/07/does-the-jeffrey-epstein-indictment-qanon.html